Le guide pratique pour tailler ton rosier : le calendrier idéal selon chaque variété

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Tailler un rosier ne revient pas à raccourcir des branches au hasard dès que l’hiver se termine. La période utile dépend de la variété, de la vigueur du sujet, de son exposition et du risque réel de gel dans le jardin. Un rosier buisson remontant, un ancien rosier à floraison unique ou un grimpant installé contre une façade ne suivent pas le même calendrier. Une coupe mal placée peut retarder la reprise, affaiblir la plante ou supprimer une grande partie des fleurs attendues.

Le bon repère reste l’observation. Les bourgeons commencent à gonfler, le bois mort devient facile à identifier et les fortes gelées semblent derrière soi : c’est souvent le signal pour intervenir sur les variétés remontantes. Dans le jardin de Léa, deux rosiers buissons sont exposés contre un mur clair, tandis qu’un grimpant pousse au fond d’une petite terrasse plus froide. Les trois végétaux ne démarrent jamais exactement au même moment. Cette différence, pourtant visible sur quelques mètres carrés, montre qu’un calendrier doit guider le geste sans le remplacer.

En bref

  • Les rosiers remontants se taillent principalement entre la fin fĂ©vrier et la fin mars, après les fortes gelĂ©es.
  • Les rosiers non remontants se taillent juste après leur floraison unique, gĂ©nĂ©ralement entre juin et juillet.
  • Un rosier buisson se conduit souvent Ă  trois Ă  cinq yeux, avec un centre dĂ©gagĂ©.
  • Un rosier grimpant conserve ses branches charpentières et voit ses rameaux latĂ©raux raccourcis.
  • Un sĂ©cateur propre, affĂ»tĂ© et dĂ©sinfectĂ© limite les blessures et la transmission des maladies.
  • Le retrait du bois mort, des tiges croisĂ©es et des feuilles malades amĂ©liore l’aĂ©ration du massif.

Quand tailler un rosier : observer la saison avant de sortir le sécateur

Le calendrier de taille des rosiers commence par une règle simple : la météo réelle compte davantage qu’une date fixe. Dans une grande partie de la France, la taille principale des rosiers concernés se pratique entre la fin février et la fin mars. Cette fenêtre correspond au réveil progressif de la végétation. Les nuits restent fraîches, mais les grands épisodes de gel durable deviennent moins probables et les bourgeons indiquent clairement où la plante va repartir.

Tailler trop tôt, en décembre ou en janvier, expose les plaies de coupe au froid. Le gel peut alors atteindre les tissus internes, faire sécher l’extrémité des rameaux et obliger à couper de nouveau plus bas au printemps. Cette intervention précoce donne parfois l’impression d’avoir pris de l’avance sur les travaux du jardin. En réalité, elle peut créer un entretien supplémentaire sans améliorer la floraison.

Dans une région froide, en altitude ou dans un secteur balayé par des vents secs, attendre le début d’avril reste souvent plus cohérent. À l’inverse, un jardin urbain très protégé, près d’une façade exposée au sud, peut connaître un réveil précoce. La maçonnerie accumule la chaleur pendant la journée et la restitue la nuit. Les rosiers installés contre ce mur peuvent donc montrer leurs premiers yeux actifs avant ceux plantés dans une zone encaissée ou ombragée.

Les bourgeons du rosier donnent le meilleur signal de taille

L’œil du rosier est un petit bourgeon situé sur une tige. En sortie d’hiver, il devient plus visible, prend une teinte rouge, rose ou verte selon la variété, puis commence à gonfler. Lorsqu’il est bien formé mais qu’il n’a pas encore produit une longue pousse fragile, la taille peut commencer sur les rosiers remontants. La sève est alors dirigée vers les yeux conservés, ce qui aide la plante à produire des tiges solides et bien réparties.

Dans le jardin de Léa, les deux buissons proches du mur sont observés chaque semaine à partir de février. Le rosier placé au fond de la terrasse, moins protégé, est traité plus tard. Cette méthode évite de faire une coupe uniforme sur des plantes soumises à des conditions différentes. Elle montre aussi qu’un petit espace extérieur possède ses propres microclimats, comme une maison possède des pièces plus chaudes, plus humides ou plus exposées aux courants d’air.

Une taille légère d’automne peut avoir son utilité, mais elle ne remplace pas le travail de fin d’hiver. En novembre, il est raisonnable de raccourcir les longues tiges d’environ un tiers si elles risquent de casser sous l’effet des rafales. Les fleurs fanées, les branches cassées et les parties visiblement malades peuvent aussi être retirées. En revanche, rabattre sévèrement un rosier à cette période fragilise sa structure juste avant les mois les plus rudes.

Type de rosier Période principale de taille Entretien complémentaire Geste prioritaire
Rosier buisson et rosier tige Février à mars Nettoyage léger en novembre Rabattre les tiges à trois à cinq yeux
Rosier grimpant Février à mars pour les remontants Après floraison selon la variété Conserver les charpentières et raccourcir les latéraux
Rosier miniature et couvre-sol Mars Suppression des fleurs fanées en saison Nettoyer et équilibrer le port
Rosier non remontant Juin à juillet, après les fleurs Pas de taille forte au printemps Préserver les jeunes pousses de l’année
Rosier remontant Février à mars Suppression régulière des fleurs fanées Stimuler les nouvelles pousses florifères

La distinction entre rosier remontant et non remontant est décisive. Le premier fleurit par vagues successives entre le printemps et l’automne. Il supporte bien une taille de relance à la fin de l’hiver. Le second ne donne qu’une grande floraison annuelle, souvent très généreuse, sur les pousses fabriquées l’année précédente. Le tailler en mars revient donc souvent à enlever les futures roses avant même qu’elles apparaissent.

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Avant de couper, il est utile de repérer les signes qui demandent une intervention : bois brun et sec, écorce ridée, rameau noirci, branche cassée, tige qui frotte contre une autre ou pousse qui part sous le point de greffe. Ce premier tri rend le travail plus lisible. La bonne taille ne cherche pas à dominer le rosier : elle lui donne des conditions de croissance plus cohérentes.

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Tailler les rosiers buissons, tiges et remontants pour relancer la floraison

Les rosiers buissons sont parmi les plus présents dans les massifs, les bordures, les jardins de ville et les plantations en pot. Leur silhouette compacte peut sembler facile à gérer, mais une taille trop timide produit souvent une touffe dense, chargée de rameaux faibles. À l’inverse, une coupe trop courte sur un sujet peu vigoureux peut ralentir sa reprise. L’objectif consiste à conserver une structure simple, ouverte et adaptée à la force réelle de la plante.

Après les fortes gelées, le rosier buisson remontant se taille généralement entre février et mars. Il faut d’abord supprimer tout ce qui ne participe plus à sa croissance : le bois mort, les tiges très fines, les rameaux noircis et les branches qui se dirigent vers le centre. Ce nettoyage révèle les tiges utiles. Il devient alors plus facile de sélectionner trois à cinq branches vigoureuses, réparties comme les montants d’un petit gobelet.

La taille Ă  trois ou cinq yeux selon la vigueur du rosier

Les tiges faibles sont rabattues plus court, souvent à trois yeux. Cette coupe concentre la sève sur peu de départs et évite de laisser des rameaux trop fins porter des fleurs lourdes. Les branches robustes peuvent conserver cinq yeux. Selon la hauteur du point de greffe et la variété, cela correspond fréquemment à une coupe située entre 15 et 25 centimètres au-dessus de la base.

Chaque coupe doit se placer environ cinq millimètres au-dessus d’un œil tourné vers l’extérieur. Le biseau est orienté de façon à éloigner l’eau du bourgeon. Une coupe trop éloignée laisse un moignon qui sèche et peut devenir une porte d’entrée pour les maladies. Une coupe trop proche risque de blesser le bourgeon et de compromettre le départ attendu.

Cette forme ouverte n’a rien d’esthétique au sens décoratif du terme. Elle améliore surtout la circulation de l’air dans le feuillage. Après une pluie, l’humidité sèche plus vite, ce qui limite les conditions favorables aux taches noires et à l’oïdium. Dans les petits jardins où les plantations sont serrées contre une clôture ou un mur, cette aération devient un vrai critère de durabilité.

Le rosier tige se taille suivant le même principe, mais sa tête greffée au sommet d’un tronc exige une attention supplémentaire. Les pousses qui se développent trop loin d’un côté créent un déséquilibre et augmentent la prise au vent. Une couronne régulière protège mieux la plante et conserve une silhouette nette près d’une entrée ou d’une terrasse. Le tuteur doit être vérifié au printemps : un lien souple maintient le tronc sans blesser l’écorce.

Les variétés remontantes gagnent à être suivies tout au long de la belle saison. Une fleur fanée peut être coupée au-dessus d’une feuille bien formée, souvent une feuille à cinq folioles. Ce geste évite que le rosier consacre une part importante de son énergie à fabriquer des fruits. Il encourage plutôt la formation de nouveaux boutons, à condition que le sol reste vivant, que l’arrosage soit adapté et que la plante ne manque pas de lumière.

Il existe une exception utile : certains rosiers sont cultivés pour leurs cynorrhodons, ces fruits décoratifs qui colorent le jardin à l’automne. Dans ce cas, retirer systématiquement les fleurs fanées n’a pas de sens. Le choix dépend donc de l’usage recherché. Comme dans un projet de rénovation maison, il faut définir la fonction avant d’appliquer une solution : recherche-t-on une floraison longue ou un décor hivernal nourrissant pour les oiseaux ?

Nettoyer le sol autour du rosier après la taille

La taille ne s’arrête pas au sécateur. Les feuilles tombées, surtout lorsqu’elles portent des taches sombres, doivent être ramassées. Les laisser au pied du rosier entretient parfois un foyer de spores d’une saison sur l’autre. Les déchets malades ne sont pas destinés à un compost domestique peu chauffé. Les rameaux sains, eux, peuvent être broyés ou évacués avec les déchets verts.

Après le nettoyage, une fine couche de compost mûr apporte de la matière organique au sol. Elle doit rester éloignée des tiges et du point de greffe. Un paillage organique complète ensuite le dispositif : il limite l’évaporation, freine les herbes concurrentes et protège la vie du sol. L’idée n’est pas de suralimenter le rosier, mais de maintenir un terrain souple et équilibré.

Un rosier buisson bien conduit paraît parfois très dépouillé juste après la coupe. C’est normal. Quelques tiges fortes et bien placées produisent souvent une meilleure floraison qu’une multitude de rameaux épuisés. Tailler court ne signifie pas tailler brutalement : le bon geste s’adapte toujours à la vigueur observée.

Quand tailler un rosier grimpant : préserver la structure d’une façade fleurie

Le rosier grimpant demande une approche différente, car il ne se résume pas à un buisson que l’on raccourcit chaque année. Son intérêt repose sur la structure qu’il construit au fil du temps : arche, pergola, clôture, treillage ou mur de maison. Les longues branches principales forment les charpentières. Elles doivent être distinguées des rameaux secondaires, plus courts, qui portent l’essentiel des fleurs.

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La confusion entre ces deux catégories explique bien des déceptions. Quand les charpentières sont supprimées sans raison, le rosier perd son architecture et met plusieurs saisons à reconstruire son volume. Lorsqu’elles sont conservées trop longtemps sans renouvellement, la base se dégarnit et la plante vieillit. La bonne méthode consiste à garder les axes sains, à éliminer progressivement les plus anciens et à renouveler la structure avec les jeunes pousses vigoureuses.

Rosier grimpant remontant : taille de fin d’hiver et rameaux latéraux

Pour un rosier grimpant remontant, la taille principale intervient généralement entre février et mars. Les grosses branches principales sont conservées sauf si elles sont mortes, malades, cassées ou très mal orientées. Les rameaux secondaires qui partent de ces axes peuvent être raccourcis à deux ou trois yeux, soit autour de 10 à 15 centimètres. Ce sont eux qui donneront de nouvelles pousses florifères.

Un vieux grimpant ne doit pas être rajeuni par une coupe radicale. Il est préférable de supprimer une ancienne charpentière par an, à la base, puis de guider une jeune pousse en remplacement. Cette méthode étalée sur deux ou trois ans maintient la floraison et évite de laisser une façade nue. Elle respecte aussi le rythme de croissance de la plante, ce qui est plus durable qu’une remise à zéro brutale.

Le palissage joue un rôle aussi important que le sécateur. Une branche laissée strictement verticale concentre sa vigueur vers le sommet. Les roses se retrouvent alors en hauteur, tandis que la partie basse du mur paraît vide. En inclinant progressivement les charpentières, voire en les conduisant presque à l’horizontale, on stimule la formation de rameaux latéraux sur toute leur longueur.

Cette technique donne un résultat plus dense et plus homogène. Elle permet de couvrir un mur sans créer une masse compacte difficile à entretenir. Il faut toutefois garder une distance entre le végétal et la façade. Un support en câbles, en lattes ou en treillage, posé à quelques centimètres de la maçonnerie, améliore la circulation d’air et facilite la surveillance des branches.

Rosier grimpant non remontant : agir juste après la floraison

Les rosiers grimpants non remontants, souvent anciens ou très florifères au printemps, se taillent selon une autre logique. Leur unique vague de fleurs s’appuie sur le bois formé l’année précédente. La taille principale se fait donc juste après la floraison, généralement entre juin et juillet. Les jeunes pousses produites durant l’été doivent être conservées, car elles porteront les roses de l’année suivante.

Un jardinier qui taille ce type de rosier en mars peut avoir l’impression d’avoir bien fait : la plante paraît plus propre et plus maîtrisée. Pourtant, les rameaux supprimés portaient parfois tous les boutons de la saison. Avant toute coupe, l’étiquette de plantation, une photo prise lors de la floraison précédente ou l’observation du rythme de fleurissement permettent d’identifier la catégorie. Ce repérage évite une erreur qui ne se corrige pas avant l’année suivante.

Les attaches doivent rester souples. Un fil métallique serré peut blesser les tiges au fur et à mesure qu’elles grossissent. Les liens horticoles, les bandes textiles ou les attaches plastifiées adaptées sont plus sûrs, à condition d’être contrôlés régulièrement. Sur une façade, ce détail protège à la fois le rosier et le support, ce qui rejoint une logique d’aménagement extérieur cohérent.

Les pucerons apparaissent souvent sur les jeunes extrémités tendres. Une plante correctement aérée permet de les repérer tôt. Il est alors possible d’intervenir avec un jet d’eau modéré ou de favoriser les auxiliaires du jardin, plutôt que de traiter de manière systématique. Pour un grimpant, la taille construit le squelette ; le palissage répartit la floraison.

Tailler les rosiers non remontants, miniatures et couvre-sol sans sacrifier les fleurs

Les rosiers non remontants demandent un peu de discipline, car ils contredisent la routine de taille de mars souvent appliquée à tous les rosiers. Leur floraison unique, parfois spectaculaire, intervient entre mai et juillet selon le climat et la variété. Après cette période, ils fabriquent les pousses qui porteront les fleurs de l’année suivante. C’est pourquoi leur taille principale doit suivre immédiatement la fin de floraison.

Cette famille comprend de nombreux rosiers anciens, botaniques, lianes et arbustifs à port souple. Ils s’intègrent bien dans un jardin moins rigide, avec des vivaces, des arbustes et des graminées. Leur silhouette peut paraître libre, mais elle n’est pas abandonnée. Il faut retirer le bois mort, éclaircir les branches trop âgées et raccourcir les rameaux ayant fleuri sans couper les jeunes départs prometteurs.

Rosiers à floraison unique : conserver le bois qui prépare l’année suivante

Après la floraison, les rameaux défleuris peuvent être raccourcis avec mesure. Le but est de libérer de la place pour les jeunes tiges qui montent depuis la base. Ces pousses sont souvent plus vertes, plus souples et plus vigoureuses que le vieux bois. Elles représentent l’avenir du rosier. Les supprimer pour rendre la plante immédiatement plus compacte revient à compromettre la floraison suivante.

Dans un massif champêtre, un rosier ancien trop serré entre une clôture et des arbustes peut manquer de lumière. La taille doit alors s’accompagner d’une réflexion plus large sur l’aménagement extérieur : faut-il déplacer une vivace envahissante, réduire un arbuste voisin ou améliorer l’accès à l’air autour du pied ? Un rosier n’est jamais isolé. Sa santé dépend aussi de la concurrence racinaire, de l’humidité persistante et de l’exposition.

Certains non remontants produisent de beaux fruits en automne. Dans ce cas, une taille trop rapide après les fleurs supprime les cynorrhodons avant qu’ils ne se forment. Il faut choisir entre un nettoyage strict et l’intérêt décoratif ou écologique des fruits. Ces derniers nourrissent certains oiseaux et donnent de la couleur au jardin lorsque les roses ont disparu.

Rosiers miniatures : une taille compacte, surtout en pot

Les rosiers miniatures sont fréquemment cultivés en bac, sur un balcon, devant une fenêtre ou en bordure basse. Ils supportent une taille de mars assez homogène. Réduire les tiges d’environ la moitié de leur longueur suffit souvent, à condition d’enlever les parties faibles, sèches ou malades. La forme doit rester compacte, sans devenir une boule trop dense où l’humidité stagne.

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En pot, la taille doit être suivie d’un contrôle du substrat. Un rosier qui vit plusieurs années dans le même contenant épuise progressivement la terre. Le surfaçage consiste à retirer quelques centimètres de terre en surface pour les remplacer par du compost mûr ou un terreau de qualité. Cette opération est utile si le pot reste assez grand et que les racines ne sont pas complètement à l’étroit.

L’arrosage demande aussi de la régularité. Les pots chauffent vite contre un mur et sèchent plus vite qu’une pleine terre. Il vaut mieux arroser abondamment mais sans excès, lorsque le substrat commence à sécher en surface. Une soucoupe pleine d’eau en continu asphyxie les racines. Là encore, le bon résultat vient de l’équilibre entre l’usage, le contenant et l’exposition.

Rosiers couvre-sol : entretenir sans vouloir tout maîtriser

Les rosiers couvre-sol sont choisis pour garnir un talus, occuper l’avant d’un massif ou limiter les espaces nus. Leur intérêt est de former une nappe végétale avec un entretien modéré. Au printemps, un simple nettoyage des tiges sèches, cassées ou plaquées au sol par l’hiver suffit souvent. Une réduction plus franche est possible lorsqu’ils prennent trop d’ampleur, mais elle n’est pas nécessaire chaque année.

Tous les trois ou quatre ans, une taille de rajeunissement peut redonner de la densité à une plantation vieillissante. Elle doit rester progressive si les sujets sont faibles ou installés dans un sol pauvre. Autour des couvre-sol, les feuilles mortes et les mauvaises herbes retiennent l’humidité. Un désherbage manuel et un paillage propre limitent la concurrence sans perturber inutilement la vie du sol.

Quel que soit le format, les gourmands doivent être retirés. Ils partent sous le point de greffe, souvent près du sol, poussent très droit et présentent parfois un feuillage différent. Ils appartiennent au porte-greffe et peuvent détourner la vigueur de la variété cultivée. Avec les rosiers non remontants et couvre-sol, l’objectif n’est pas de tout contrôler : il faut respecter leur manière naturelle de fleurir et de s’étendre.

Comment réussir la taille des rosiers avec les bons outils et les gestes essentiels

Le bon calendrier ne suffit pas si la coupe est imprécise. Un sécateur à lame franche, affûté et propre reste l’outil central pour tailler un rosier. Il tranche les tissus nettement, ce qui accélère la cicatrisation. À l’inverse, une lame émoussée écrase les rameaux, provoque des déchirures et peut fragiliser les extrémités conservées.

Pour les branches épaisses d’un vieux sujet, un ébrancheur est plus adapté. Forcer avec un petit sécateur fatigue la main et abîme l’outil. Des gants résistants protègent des épines, tout en gardant assez de précision pour manipuler les tiges. Un vêtement à manches longues évite les griffures, particulièrement lors de l’entretien d’un grimpant dense.

Une méthode de taille des rosiers en cinq étapes simples

  1. Préparer les outils : vérifier l’affûtage, nettoyer les lames et prévoir des gants solides.
  2. Supprimer le bois mort : retirer à la base les rameaux secs, noirs, cassés ou clairement malades.
  3. Dégager le centre : enlever les tiges très fines, celles qui se croisent et celles orientées vers l’intérieur.
  4. Raccourcir les branches conservées : couper au-dessus d’un œil tourné vers l’extérieur, selon le type de rosier.
  5. Nettoyer le pied : ramasser les feuilles atteintes, évacuer les déchets douteux et pailler sans couvrir le point de greffe.

La désinfection du sécateur entre deux rosiers est un geste court mais utile. Un chiffon imprégné d’alcool à 90° permet de réduire le risque de transporter des champignons, des bactéries ou des virus d’une plante à l’autre. Cette précaution devient indispensable lorsqu’un sujet présente des taches suspectes, un dépérissement localisé ou des rameaux anormalement noirs.

Le tri doit toujours précéder le raccourcissement. Beaucoup de coupes excessives viennent d’un mauvais ordre de travail : une belle tige est coupée, puis le jardinier découvre qu’elle aurait été utile pour équilibrer la plante. En retirant d’abord le bois mort et les branches concurrentes, la structure apparaît plus clairement. La décision devient alors plus rationnelle et plus facile à assumer.

Rajeunir un vieux rosier sans le mettre Ă  nu

Un rosier ancien, installé depuis de longues années, peut produire moins de fleurs tout en gardant une forte valeur dans le jardin. Ses branches les plus âgées deviennent épaisses, sombres et peu productives. Les supprimer toutes en une seule saison semble tentant, mais cette taille radicale laisse souvent le sujet affaibli et le massif vide. Une stratégie progressive donne de meilleurs résultats.

Chaque année, retirer environ un tiers des tiges les plus anciennes à leur base stimule l’apparition de nouveaux départs. Au bout de deux ou trois saisons, la structure est largement renouvelée sans sacrifier toutes les fleurs. Cette méthode fonctionne particulièrement bien pour les rosiers arbustifs et les sujets hérités d’un ancien jardin. Elle respecte leur rythme plutôt que de chercher un résultat immédiat.

Si la taille de printemps a été oubliée, une intervention légère en avril reste possible. Il suffit alors d’enlever le bois mort, de dégager le cœur et de réduire les pousses franchement déséquilibrées. Il vaut mieux éviter une coupe très courte sur des tiges déjà feuillées. La floraison pourra être un peu décalée, mais le rosier profitera tout de même d’une structure plus saine.

Après l’intervention, le sol mérite autant d’attention que les branches. Un compost bien mûr, étalé en couche fine autour de la plante, accompagne la reprise sans brûler les racines. Un paillage organique limite ensuite l’évaporation et réduit la concurrence des adventices. Il doit être maintenu à distance du point de greffe pour éviter une humidité excessive au contact des tiges.

Dans le jardin de Léa, cette routine a réduit les interventions inutiles. Les rosiers sont observés au bon moment, les outils sont préparés avant la coupe et les déchets malades sont évacués. La plante gagne en aération, tandis que le jardin reste plus facile à entretenir tout au long de l’année. Le calendrier indique quand agir ; la propreté de l’outil et la lecture de la plante déterminent la qualité du résultat.

Faut-il tailler les rosiers pendant l’hiver ?

Les tailles importantes sont à éviter pendant les périodes de fortes gelées, notamment en décembre et janvier. Pour la plupart des rosiers remontants, la période la plus adaptée se situe en fin d’hiver, lorsque les gros risques de froid sont passés et que les bourgeons commencent à gonfler.

Ă€ quelle hauteur couper un rosier buisson ?

Les rameaux faibles peuvent être rabattus à trois yeux et les tiges vigoureuses à cinq yeux. Selon la variété et la force du sujet, cela représente souvent une hauteur comprise entre 15 et 25 centimètres au-dessus du point de greffe.

Pourquoi mon rosier ne fleurit-il pas après une taille de printemps ?

Il peut s’agir d’un rosier non remontant. Ces variétés portent leurs fleurs sur le bois formé l’année précédente et doivent être taillées après leur floraison estivale, non lors de la taille générale de mars.

Faut-il retirer les fleurs fanées des rosiers ?

Sur les rosiers remontants, retirer les fleurs fanées favorise généralement une nouvelle vague de boutons. La coupe se fait au-dessus d’une feuille bien formée. Cette pratique n’est pas indispensable sur les variétés conservées pour leurs cynorrhodons décoratifs.

Comment reconnaître un gourmand sur un rosier greffé ?

Le gourmand part sous le point de greffe, souvent très bas sur la plante. Il pousse vite, très droit, et son feuillage peut différer de celui de la variété cultivée. Il doit être retiré au plus près de son point de départ.

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